Avec Denis Villeneuve, « Dune » sort du désert

Il y a 1 semaine 31

La malédiction « Dune » touche-t-elle à sa fin ? C’est tout ce qu’espère la Warner, à une semaine de la sortie de l’adaptation tant attendue de Denis Villeneuve, projetée à la Mostra de Venise et aux festivals de Deauville et de Toronto. Car la major mise gros : le film, qui a coûté plus de 165 millions de dollars (hors budget de promotion), est un blockbuster d’auteur, « un “Star Wars” pour adulte », dixit Villeneuve, dont le précédent long-métrage « Blade Runner 2049 », suite d’un autre fleuron de la science-fiction, fut un succès en demi-teinte, plébiscité par la critique, un peu moins par le public. A cela s’ajoutent le contexte pandémique incertain et la réputation de classique inadaptable du livre originel.

« Dune », de Denis Villeneuve

Entre l’œuvre-somme de l’écrivain Frank Herbert et le cinéma, c’est une longue histoire d’attraction-répulsion. Tout commence en 1965 lorsque paraît le premier tome du cycle « Dune ». L’histoire, en 10191, d’une société intergalactique féodalisée, d’une humanité scindée en dynasties qui ont survécu au désastre écologique, aux robots (désormais bannis), et se disputent une précieuse épice aux vertus divinatoires, produite par des vers géants sur Arrakis, une planète de sable où la température avoisine les 80 °C. Emerge Paul, jeune héritier de la maison des Atréides, hanté par des visions d’Arrakis et formé par sa mère, Dame Jessica, qui voit en lui le messie, seul capable de mettre fin à la tyrannie du clan Harkonnen.

Une offrande au monde

Œu

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