Les visages de Cannes 2021 – Partie 2

Il y a 1 semaine 28

Acteur·trices très sollicité·es, jeunes réalisateur·trices de talent, il·elles ont traversé notre festival en solitaire ou en joyeuse tribu.

Les acteurs, actrices, réalisatrices et réalisateurs qui ont fait Cannes 2021 dans l’objectif de Renaud Monfourny. Textes Marilou Duponchel.

Yuriy Borisov et Seidi Haarla 
Yuriy Borisov et Seidi Haarla à Cannes, en juillet © Renaud Monfourny

Il·elles jouent deux êtres que tout oppose et pourtant obligés de cohabiter le temps d’un voyage en train dans Compartiment n°6, deuxième long métrage du cinéaste finlandais Juho Kuosmanen, a priori figure discrète de la compétition, reparti finalement avec un grand prix (ex aequo avec Asghar Farhadi).

Compartiment n°6 de Juho Kuosmanen, en salle le 18 novembre

Le jury de la Queer Palm 
Josza Anjembe, Roxane Mesquida, Nicolas Maury, Vahram Muratyan, Aloïse Sauvage à Cannes, en juillet © Renaud Monfourny

La réalisatrice, scénariste et journaliste Josza Anjembe, l’actrice Roxane Mesquida, l’acteur et réalisateur, et président de cette cuvée 2021, Nicolas Maury, l’artiste et designer graphique Vahram Muratyan et enfin la chanteuse et actrice Aloïse Sauvage… Cette année, le jury de la Queer Palm, récompense LGBT fondée en 2010, a primé La Fracture de Catherine Corsini, histoire d’amour et de rupture dans la France des Gilets jaunes.

La Fracture de Catherine Corsini, date de sortie inconnue

Laetitia Casta 
Laetitia Casta, à Cannes, en juillet © Renaud Monfourny

Il faut un certain sens de l’autodérision pour jouer aux parents novices, aux bourgeois·es à côté de la plaque, en décalage avec les revendications d’une jeune génération très au courant de l’urgence climatique qui nous menace. Dans La Croisade, attachante fable écolo de son compagnon Louis Garrel, Laetitia Casta, amusée et amusante, sait écouter les enfants pour rallier leur cause…

La Croisade de Louis Garrel, en salle le 22 décembre

>> À lire aussi : Les visages de Cannes 2021 – Partie 1

Jean-Gabriel Périot et Adèle Haenel 
Jean-Gabriel Périot et Adèle Haenel à Cannes, en juillet © Renaud Monfourny

Elle est la voix, idéale, pour dire les mots de Didier Eribon, piochés dans son essai autobiographique dont s’inspire partiellement le Retour à Reims (Fragments) mis en image par Jean-Gabriel Périot, où se déploie une histoire française et intime des inégalités sociales, du sexisme, des luttes ouvrières.

Retour à Reims (Fragments) de Jean-Gabriel Périot, date de sortie inconnue

Adèle Exarchopoulos, en juillet 2021, Cannes Adèle Exarchopoulos, en juillet, à Cannes © Renaud Monfourny

Adèle Exarchopoulos 

C​​​​​’est une habituée du festival. Elle y est née, en tant qu’actrice, avec La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche, Palme d’or 2013. Cette année, on la retrouve à deux endroits de cinéma très éloignés mais qui confirment ses talents de transformiste : en hôtesse de l’air d’une compagnie qui broie son spleen dans le beau premier long d’Emmanuel Marre et Julie Lecoustre (Rien à foutre), et en flic dans Bac Nord, blockbuster testostéroné de Cédric Jimenez.

Rien à foutre d’Emmanuel Marre et Julie Lecoustre, date de sortie inconnue
Bac Nord de Cédric Jimenez, en salle le 18 août

Louis Garrel 
Louis Garrel, à Cannes, en juillet © Renaud Monfourny

Naviguant aux quatre coins du spectre cannois, Louis Garrel était omniprésent cette année avec un film, La Croisade, devant et derrière la caméra. On l’a également vu du côté de la Quinzaine des réalisateurs dans la peau d’un soldat dans Mon légionnaire, deuxième long métrage de Rachel Lang, et en compétition officielle, en amant ténébreux, dans L’Histoire de ma femme d’Ildikó Enyedi.

La Croisade de Louis Garrel, en salle le 22 décembre
Mon légionnaire de Rachel Lang, en salle le 6 octobre
L’Histoire de ma femme d’Ildikó Enyedi, en salle le 12 janvier 2022

L’équipe du Journal de Tûoa 
Carloto Cotta, João Nunes Monteiro, Miguel Gomes, Maureen Fazendeiro, Pedro Filipe Marques et Crista Alfaiate à Cannes, en juillet © Renaud Monfourny

Les réalisateur·trices Miguel Gomes et Maureen Fazendeiro s’entourent de leurs acteur·trices et de leur directeur de la photo pour composer le portrait groupé du Journal de Tûoa, présenté à la Quinzaine des réalisateurs. Un film tourné en pleine pandémie, à l’heure du repli et des distanciations sociales, mais un film de collectif lumineux réfugié dans la douceur de l’été et le rêve d’un plateau de cinéma.

Journal de Tûoa de Miguel Gomes et Maureen Fazendeiro, en salle depuis le 14 juillet

>> À lire aussi : “Red Rocket”, la nouvelle pépite de Sean Baker

Kira Kovalenko 
Kira Kovalenko à Cannes, en juillet © Renaud Monfourny

À 31 ans, Kira Kovalenko, cinéaste russe et ancienne élève d’Alexandre Sokourov, réalise un impressionnant et subtil deuxième long métrage. Présenté à Un certain regard, Les Poings desserrés est le récit d’une odyssée physique et le portrait d’une jeune femme mutique luttant contre l’enfer du patriarcat. Une révélation.

Les Poings desserrés de Kira Kovalenko, date de sortie inconnue

Simon Rex, Suzanna Son, Bree Elrod et Sean Baker 
Simon Rex, Suzanna Son, Bree Elrod et Sean Baker à Cannes, en juillet © Renaud Monfourny

Après Tangerine et Florida Project, nouvelle excursion du côté de l’Amérique et de ses marges pour Sean Baker. Avec Red Rocket, le cinéaste américain brosse le portrait d’un ancien acteur porno (génial Simon Rex) de retour (compliqué) à Texas City, chez son ex (Bree Elrod, ancienne star du X) et bientôt prêt à tomber amoureux d’une fillette consentante de 18 ans (Suzanna Son).

Red Rocket de Sean Baker, date de sortie inconnue

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